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 Welcome to the hotel Montana...

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Three Dogs



Messages : 67
Date de naissance : 05/04/1973
Date d'inscription : 17/01/2010
Age : 43
Localisation : Galaxy Radio (DC)

MessageSujet: Welcome to the hotel Montana...   Dim 24 Jan - 15:52

On a dark desert highway, cool wind in my hair
Warm smell of colitas, rising up through the air
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light
My head grew heavy and my sight grew dim
I had to stop for the night...

Putain les mecs, ça avait commencé comme un bon vieux morceau des eagles cette histoire.

Votre serviteur venait juste d'ouvrir une paupière et déjà le sable des wastelands venait lui pourrir la vie. La radio grésille, j'essaye de capter un signal et je tombe sur la petite voix de Leela Laughton qui me propose de la rejoindre à un motel. Les mecs, des soirées qui débute comme ça, c'est pas tous les jours qu'on en vie dans la zone. La petite Leela est mignonne même si j'ai jamais vu comment elle est équipée sous son barda... en tout cas le charme du dog l'a envoûté aussi surement que le baron vendredi. OK... je vérifie que tout est en place, ma vieille carcasse marche encore, j'attrape une bougie, quelques bières et un vieux paquet de capote, Leela j'laime bien mais personne refilera la chaude pisse à votre serviteur. J' grimpe sur le dos de Marie Louise, mon canasson qui me rappelle une vieille conquête de la nouvelle orléans, un truc à voir avec les dent ou la croupe, j'sais pas trop. Bref, Marie Louise et moi on s'tape les 20 bornes jusqu'au point de rendez vous et là... bha j'pige qu'il y a comme un malentendu. Comme un putain de malaise atomique parce qu'avec la petite, y'a un gros bras à crête genre pas commode... le gars s'appelle Garette Hall, il a la gachette facile. Peu de chance qu'elle nous ai fait venir pour un plan à trois, j'lui demande ce qu'on fou là et elle répond en battant des ciles...

- j'me suis dit que ça serait sympa de visité l'hôtel Montana avec des gars de la zone.

Garette se marre, il a déjà sorti le desert eagle , sauf que c'est pas pour nous chanter un vieux morceau. Ok, puisque je suis là, pourquoi pas.

La suite, c'est du sang et des bouts de chair qui colle. Ce Motel est pas des plus fréquentables, une bande de scravengers squatte les chambres et les fermes alentours.

Moi j'essaye de serrer Leela dans un coin histoire de pas me la mettr sur l'épaule jusqu'au lendemain. Rien à faire, elle est excitée comme une chatte mais pas vraiment pour ce que j'esperais. Elle déssoude tout ce qui passe à coup de magnum en me hurlant qu'elle s'amuse.

j'me fais une raison. Je sors l'arbalête et j'me la joue guillaume Tell version sans la pomme.

Alors que le soleil se couche, j'me dis que c'est pas encore cesoir que je vais connaitre l'amour.

la musique de Eagle me revient...

There she stood in the doorway;
I heard the mission bell
And I was thinking to myself,
�this could be heaven or this could be hell
Then she lit up a candle and she showed me the way
There were voices down the corridor,
I thought I heard them say...

Welcome to the hotel california
Such a lovely place
Such a lovely face
Plenty of room at the hotel california
Any time of year, you can find it here...
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Leela Laughton



Messages : 35
Date d'inscription : 16/01/2010

MessageSujet: Re: Welcome to the hotel Montana...   Dim 24 Jan - 23:42

Une petite colline domine l’hôtel Nevada, au sud est. De là, on peut observer les bâtiments éventrés, la piscine à sec remplie de cannettes de bières vides et d’autres détritus, les bungalow délabrés et rafistolés. On peut voir assez bien les membres du gang squattant la zone aller et venir, faire leur ronde, se droguer comme s’il n’y avait pas de lendemain, violer comme des sauvages les malheureuses prisonnières faites lors des derniers pillages.
En découvrant ce site, en route pour Old Kingman pour une livraison urgente pour le compte des postiers, Leela fit halte précisément sur cette colline.
Elle observa quelques instants ce spectacle infâme.
En entendant les cris des femmes, amenés irrégulièrement par des bouffées de vent sec, elle serra les brides de cuir de sa monture si fort qu’elle se fit mal aux mains.
Les dents serrées, elle reprit la route en évitant les patrouilles du gang en un large détour par l’ouest et rejoint, bride abattue, la zone de sa livraison : un peu à l’écart de Kingman.



Depuis que Leela s’est mise au service des postiers, les kilomètres parcourus dans le secteur 1 lui avaient fait voir toute sorte d’atrocités. Autant dire le lot commun des wastelands.
Mais avant cela, Leela avait été relativement épargnée par le chaos des terres désertiques et hostiles de l’Arizona du 22e siècle. En effet, les deux années qui avaient suivies sa « résurrection », elle les avaient passées à se remettre difficilement du choc psychologique et physique de sa nouvelle naissance, protégée à North Burb par les Lightbearers en faction dans cette ville.
Quand elle avait été ramenée à la vie par LifeNet il y a 4 ans, cela faisait plus d'un siècle qu'elle était morte.
Et même une fois remise du premier choc, elle avait du mal à supporter ce qu’était devenue l’humanité livrée à elle-même.
Le « retour à la nature » des philosophes du XVIIIe siècle s’est avéré plus juste et plus perspicace que n’importe lequel d’entre eux n’aurait bien voulu le croire.

« L’homme est mauvais par nature et bon par nécessité. »



Arrivée à Old Kingman, une fois sa livraison faite, elle se dirigea au bar de jeux local.
Elle était poussiéreuse des pieds à la tête, comme après chaque journée de route.
Seule la zone entourant ses yeux, protégées par ses lunettes de protection était propre et
laissait apparaître sa peau claire.
Et maintenant qu’elle se regardait, dans ce miroir fendu, au dessus de ce lavabo ébréché dans
les chiottes de ce bar souterrain miteux, la trace de ses lunettes faisait apparaître ses yeux noirs au milieu de son visage comme deux soleils éclipsés dans un ciel blanc.
Arrêtée, interdite, muette et hagarde, elle se regardait, immobile, scrutant ce visage à la fois commun et lointain sous les néons grésillants.
La résurrection l’avait rendue étrangère à elle-même. Elle se souvenait de tout, oui : de son enfance en France au XXIe siècle, de son émigration aux Etats-Unis avec sa mère, de sa vie à Los Angeles, de ses collègues de bureau… du début de l’épidémie… le début de la guerre.
Tout cela semblait à la fois tellement proche et tellement abstrait. Tous ces souvenirs ne trouveront plus aucun écho dans son quotidien à présent, tout était tellement différent, un autre monde.
Son métier, son mari, ses amis. Tous ces gens sont probablement tous morts. Comment ne le seraient-ils pas ?

Mais en plus de ce goût persistant et amer de perte et d’isolation qu’elle ressentait comme une lame de fond tous les matins en se réveillant et qui lui collait à la peau comme une sangsue invisible, il y avait ce dégout inexplicable de son reflet, de sa propre image.
Son visage avait été modifié par cet insensé clonage. De façon tellement infime que n’importe qui d’autre n’aurait pas vu la différence. Mais elle, elle la voyait, elle la sentait.
Et chaque fois qu’elle se retrouvait face à elle-même, c’était comme si elle contemplait un
gouffre noir et sans fond : générant en elle à la foi un effroi muet et implacable et un hypnotisme persistant.

Dans la salle d’à côté, un bruit de verre brisé par un quelconque ivrogne la fit sortir de sa
torpeur. Elle finit rapidement sa toilette, pris une bière, l’avala en grimaçant en quelques gorgées forcées et sortit du bar.



Elle avait une idée. Une pulsion. Elle allait retourner à cet hôtel. Mais pas seule.
De retour à sa monture elle prit sa petite radio.
Elle était depuis quelques temps en contact avec un petit groupe de ressortissants français s’étant rassemblés pour faire face à cette Arizona anglophone.
Elle avait rencontré déjà quelques uns de ses membres.
Elle passa son appel sur les ondes privées auprès de deux hommes qu’elle avait déjà croisés.
Sans en dire trop, laissant planer le doute, elle leur donna rendez-vous à tous les deux à côté de l’hôtel Nevada.
Ils arrivèrent à peu de temps d’intervalle. Le deuxième arrivant, bien qu’essayant de le cacher avait semblé déçu de ne pas la trouver seule. Une apocalypse n’aura pas suffit à calmer les bas instincts de ces messieurs.
Comme elle l’avait pensé, la perspective d’explorer le complexe hôtelier et de prendre ce qui pouvait l’être ne leur déplu pas.
Ils lancèrent une attaque sournoise depuis la route sur les membres de ce gang tous à moitié camés.



Dans sa vie « d’avant », Leela travaillait dans une agence de publicité de San Francisco spécialisée dans la gastronomie, elle était en relation avec les hebdomadaires et mensuels américains traitant de gastronomie, d’œnologie et d’art de la table.
Qui aurait pu imaginer qu’en seulement 4 ans dans le wasteland, une fille comme elle aurait pu apprendre à fabriquer armes et munitions, à monter à cheval, à chercher dans poubelles, cadavres, et autres rebus pour trouver de quoi troquer sa survie.
Mais par-dessus tout… aurait-on pu croire qu’une femme comme elle arrive à tuer et à se battre avec la froideur et l’impassibilité d’un mercenaire ?
Mais ce soir là c’était différent, pire encore. A mesure que les corps de ces truands tombaient, une espèce de contentement morbide monta en elle. Une bête s’était réveillé en elle et déchainait sa colère. Elle visait les attributs virils de ses victimes pour les achever, elle enfonçait son épée rouillée dans ces chairs barbares et jubilait d’entendre leurs hurlements de souffrance.
Elle regardait ses mains faire ces choses comme elle aurait regardé un film : l’étrangère à l’intérieur d’elle faisait ces choses.
A la fin, quand la poussière fut retombée et que les trois équipiers se furent séparés, elle resta un instant à regarder les quelques cadavres. Sortie de sa transe malsaine, elle était totalement effrayée par ce qu’elle avait ressenti.
Elle avait toujours combattu pour sa défense ou celle des autres : comme les lightbearer lui avaient appris à faire, et comme elle devra le faire bientôt, quand elle le sera elle-même si elle allait jusqu’au bout de son idée.
Mais ce soir, dans cet hôtel, l’ombre qu’elle sentait en elle depuis la résurrection avait émergé l’espace d’un instant et créé une tempête vengeresse qui l’avait submergé et rempli d’une haine intarissable et impitoyable.



Impassible, elle fit faire demi-tour à son cheval et galopa vers le nord, essayant de se fuir elle-même.

Des larmes coulèrent sur ses joues comme surgies d’ailleurs. Malgré le fait qu’elle était à présent tenaillée plus que jamais par cette incompréhension, par ce vide obsédant qu’elle ressentait depuis 4 ans, il y avait pour la première fois autre chose :

Suite à cette soirée d’horreur une peur profonde, tenace et opiniâtre s’était insinuée dans sa poitrine et dans son cœur qui depuis la résurrection était inerte et froid comme la pierre.
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MessageSujet: Re: Welcome to the hotel Montana...   Lun 25 Jan - 0:55

Putain j'en ai les larmes aux yeux et elles sont pas nombreuses celles qui ont fait chialer le dog ...

Her mind is tiffany-twisted, she got the mercedes bends
She got a lot of pretty, pretty boys, that she calls friends
How they dance in the courtyard, sweet summer sweat.
Some dance to remember, some dance to forget...

toi tu danses pour oublier ma jolie.
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MessageSujet: Re: Welcome to the hotel Montana...   Aujourd'hui à 2:54

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